La Banalité du Mal

Création dans le cadre de la résidence au Théâtre des 3 Pierrots à Saint-Cloud (92).

Représentations :
Du 29 mars au 19 mai 2011 au théâtre de la Manufacture des Abbesses 

affichePETIT


 

LA PIECE

Eva Hitler, née Braun, dans le bunker du Führer.

Le 30 avril 1945, le lendemain de son mariage avec Adolf Hitler, quelques heures avant leur suicide, Eva parle, pour la première fois.

Elle nous raconte son amour inconditionnel pour le Führer, ses tentatives de suicide, ses joies, sa guerre, ses peurs…

Eva Braun, personnage fascinant, révoltant et attachant, nous entraîne sur les rives de sa folie. 


 

D’après le texte de Christine Brückner, mise en scène Jean-Paul Sermadiras assisté par Xavier-Valéry Gauthier

Interprétation Patricia Thibault

Traduction Patricia Thibault, Scénographie et lumières Jean-Luc Chanonat, Création sonore Pascale Salkin, Costumes Cidalia Da Costa

Production Le PasSage


 

NOTE D’INTENTION 

Ce texte à la fois passionnant et déroutant de Christine Brückner, n’a encore jamais été joué en France, il n’avait d’ailleurs, jusqu’à ce jour, jamais été traduit en français. Passionnant, car ce sont des pages terribles et fascinantes de notre histoire dont il est question. Déroutant, car Christine Brückner, aucunement intimidée par le tragique du sujet, nous brosse le portrait d’une Eva Braun amoureuse et totalement inconsciente de l’horreur qui se déroule sous ses yeux. Sous la plume de Christine Brückner, cette naïveté devient parfois comique, parfois touchante, rejoignant ainsi le principe de tragédie. Ce texte crée un sentiment déstabilisant chez le spectateur produisant ainsi un effet cathartique.

Parallèlement à ce récit et au concept Arendtien de « Banalité du mal », l’écriture nous conduit vers la question universelle du temps. Elle nous interroge sur notre façon de le percevoir. Le récit n’est pas simplement histoire, mais actualité. Est-ce Eva Braun que nous avons sous nos yeux ou une actrice qui nous conduit à nous questionner sur notre positionnement face à ce passé, qui a façonné notre présent ? Force est de constater, que la banalité du mal traverse les époques, et ressemble à un Léviathan protéiforme qui aspire tout sur son passage, car elle se trouve toujours où nous ne l’attendons pas. Ce texte n’est donc pas seulement un récit historique, mais une injonction à nous interroger sur nos responsabilités face au pouvoir. Il prend parti de nous instruire sur l’impossibilité de se déresponsabiliser totalement en devenant spectateur. Il ne suffit pas de se désolidariser de l’action pour ne pas la cautionner de manière implicite. Le spectateur ou citoyen agit, sans nécessairement prendre part à l’action, et devient par ce fait complice du projet politique.

Ce spectacle nous fera voyager entre passé et présent par une sorte d’unification du temps. Les spectateurs seront aussi invités à devenir acteurs. Ils seront conviés à l‘intérieur même du projet. Ils seront les partenaires de l’actrice, dans un rapport bi-frontal où l’horreur invisible se produit dans l’espace qui les sépare et qui les unit.

Jean-Paul Sermadiras


 

DOSSIERS

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PRESSE

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« Cette pièce dure peu. A peine une heure, pour résumer presque 16 ans d’une existence « commune ». On appréciera la justesse de ce décalage qui montre finalement le peu de choses à dire sur la vie intime d’Hitler : elle reste, même pour celle qui a partagé sa vie, insondable, énigmatique. Comme… problématique. »

LeFigaro.fr

« Reste l’émotion… Elle est palpable à travers l’interprétation si juste de Patricia Thibault et la mise en scène sobre et pénétrante de Jean-Paul Sermadiras. Le puzzle de la solitude du personnage se déploie devant nous comme des morceaux de miroir déteint ou des petits cristaux de vie qui ne peuvent laisser insensibles alors même qu’ils résonnent sous les pans de velours rouge et noir du boudoir de la mort. »

LeMonde.fr

« Celle qui était au courant mais ne se mêlait de rien, interpelle le public : ne pas agir ne nous dédouane pas mais fait de nous des coupables complices. J. Paul Sermadiras qui s’intéresse à la résonance de la banalité du mal aujourd’hui, choisit de ne pas recréer le bunker.

Le rouge domine sur une scène neutre, rouge du sol, de la chaise où s’assied Eva qui devient un élément du théâtre, sur un fond sonore créé par Pascale Salkin. »

Historia

« Patricia Thibault, comédienne franco-allemande qui donne corps à la maîtresse d’Hitler. Dirigée par Jean-Paul Sermadiras, elle est parfaite de justesse, dans sa peur refoulée, dans la platitude de ses propos, dans son amour pour le dictateur. »

Evene.fr

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